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Origine des collections

Le Cabinet d'histoire naturelle du général de Meuron, donné à la Ville en 1795, contenait des animaux de toutes sortes, des plantes et des minéraux qu'il avait rassemblés lors de ses campagnes en Afrique du Sud et aux Indes. En plus de quelques mammifères et oiseaux, cette collection comprend encore aujourd'hui de nombreux organismes marins, mollusques, coraux, gorgones et éponges, et parmi eux quelques coquillages collectés aux Antilles en 1758, alors qu'il était officier sur un vaisseau de guerre français. Ce sont apparemment les plus anciens objets conservés actuellement au Muséum. Apparemment seulement, car d'autres collections avaient été constituées en terre neuchâteloise au XVIIIe siècle et il n'est pas impossible que des pièces de l'une ou l'autre existent encore au Muséum: cabinets zoologique des Benoît, géologiques de Bourguet, Cartier, Gagnebin, herbiers Garcin, d'Ivernois, Chaillet. Rappelons également les plantes anciennes de l'herbier de Jean-Jacques Rousseau acquises récemment par la Bibliothèque de la Ville.

Un poisson vieux de deux siècles, collecté aux Indes orientales par le général de Meuron.

Depuis le début du XIXe siècle, les dons au Muséum de pièces intéressantes et de collections n'ont pratiquement pas cessé: voyageurs, commerçants, militaires, diplomates, missionnaires, chasseurs, pêcheurs, naturalistes amateurs ou professionnels ont amassé ainsi un matériel considérable, provenant de toutes les parties du monde et souvent d'une très grande valeur scientifique. Des échanges avec des savants ou des musées étrangers, des achats rendus possibles par la générosité de nombreux donateurs et mécènes ont permis d'acquérir nombre de pièces rares ou de collections importantes. Aujourd'hui encore les collections continuent de s'agrandir, mais l'optique a changé: en effet, la collection “encyclopédique ” est utopique pour un musée de la dimension de celui de Neuchâtel, à moins de se limiter à un groupe zoologique particulier. D'autre part, l'intérêt tant scientifique que biologique d'une telle collection est limité et peut aller à l'encontre des impératifs de la conservation de la nature. L'accent est porté actuellement sur la faune des Invertébrés indigènes, encore largement méconnus, qui ont valeur de témoins et d'indicateurs biologiques de la qualité de notre environnement.

Beaucoup reste à faire dans le reclassement de plusieurs groupes zoologiques et l'évaluation de certaines collections anciennes. L'inventaire qui suit est loin de mentionner toutes les pièces ou collections importantes, et tous les donateurs. Il veut simplement présenter en un rapide survol les principales richesses des collections du Muséum, richesses dont le visiteur qui parcourt les salles d'exposition ne soupçonne souvent même pas l'existence.


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